Je viens de lire dans Le Parisien que Alice Coffin ne sera plus conseillère à Paris, son nom ayant été rayé des listes.
Il est des réalités que l’on connaît depuis longtemps, mais que l’on préfère tenir à distance, comme si le simple fait de les nommer allait fissurer l’ordre fragile de nos certitudes.
Ne pas oublier son nom.
Ne pas laisser son nom se dissoudre dans le bruit du monde.
Ne pas ajouter de l’oubli à l’oubli.
Il est des silences qui en disent long, et des subventions qui parlent plus fort que mille discours.
Que Boualem Sansal soit menacé de dix ans de prison par la justice algérienne pour ses écrits est profondément choquant.
Il est des soirs où la France tout entière retient son souffle, rassemblée autour d’un ballon, d’un but, d’une victoire.
Quand les représentants des cultes publient une tribune contre la future loi sur la fin de vie, ils invoquent une « rupture anthropologique ».
Il y a dans certaines postures un cynisme froid, presque méthodique, qui tente de faire oublier la gravité des faits en s’abritant derrière le silence ou la posture du « chevalier blanc ».
Puisqu’on commence à entendre tout et n’importe quoi, il me semble indispensable, avant toute chose, de faire une mise au point — sans doute parce que je n’ai pas été assez clair jusqu’ici sur ce sujet.
La haine ne naît jamais seule...