{"id":3608,"date":"2025-04-01T22:31:00","date_gmt":"2025-04-01T20:31:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/la-ligne-de-crete\/?p=3608"},"modified":"2025-04-01T22:31:00","modified_gmt":"2025-04-01T20:31:00","slug":"2025-04-01-pourquoi-ce-choix","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/iserois.es\/?p=3608","title":{"rendered":"Pourquoi ce choix ?"},"content":{"rendered":"<div class=\"entry-excerpt\"><strong><p>Certains m\u2019ont demand\u00e9 : pourquoi ce retrait ? Pourquoi ne pas aller jusqu\u2019au bout ?<\/p><\/strong><\/div>\n\n<p>\r<br>    <figure class=\"wp-block-image aligncenter\">\r<br>        <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/iserois.es\/wp-content\/uploads\/2025\/.photo-output_m.jpg\" alt=\"\" \/>\r<\/p><p>    <\/figure>\r<br>    \r<\/p><p>Je mets simplement fin \u00e0 un processus ; <strong>pas \u00e0 un engagement.<\/strong> \r<\/p><p>Cette candidature m\u2019a permis d\u2019\u00e9claircir les choses, de clarifier ma position. Je ne me retire pas. Je suis l\u00e0, autrement peut-\u00eatre, mais sans d\u00e9tour ni retrait.\r<\/p><p>Il y a la version courte, que l\u2019on peut entendre dans les couloirs. Et puis il y a la version un peu plus longue, plus nuanc\u00e9e, que j\u2019\u00e9voque ici. <strong>Je n\u2019ai jamais dit que je renon\u00e7ais.<\/strong> Dans ce moment particulier de ma vie, je choisis de me positionner l\u00e0 o\u00f9 je peux \u00eatre le plus utile. Avec plus de hauteur, plus de recul, mais pas moins de pr\u00e9sence. Mon engagement reste entier. Et ma place, je ne la r\u00e9clame pas : je l\u2019ai.\r<\/p><p>Le 3 avril prochain, certains se rendront aux urnes pour ce vote interne. Moi, je compterai. Deux mois depuis ce 3 f\u00e9vrier, o\u00f9 mon p\u00e8re s\u2019en est all\u00e9. Ce chiffre 3, revenu comme un \u00e9cho, r\u00e9sonne depuis en moi. Et avec lui, un rapport au temps, au chagrin, au sens. Le deuil m\u2019a rappel\u00e9 que certaines priorit\u00e9s doivent \u00eatre respect\u00e9es. Accompagner un p\u00e8re dans la maladie puis dans le d\u00e9part, <strong>cela vous change<\/strong>. Cela vous recentre.\r<\/p><p>\u00c0 cela se sont ajout\u00e9s une pneumonie persistante, un accident du travail, et cette fatigue, pas seulement physique, qui oblige \u00e0 s\u2019interroger. Je suis encore en convalescence, mais pas en retrait. Je ne suis pas affaibli politiquement. <strong>J\u2019ajuste, c\u2019est tout.<\/strong> Je reste l\u00e0, debout, avec mes id\u00e9es et mon exp\u00e9rience. Mais je ne me laisse pas entra\u00eener dans la f\u00e9brilit\u00e9 ambiante.\r<\/p><p>Car j\u2019ai bien vu que les choses se tendent. Qu\u2019il y a beaucoup de monde press\u00e9. Beaucoup de monde qui veut \u00eatre calife \u00e0 la place du calife. Des ambitions qui prennent toute la place, au risque de faire d\u00e9railler ce qui pourrait, ce qui devrait, \u00eatre une construction collective. <strong>Cette municipale, face \u00e0 elle-m\u00eame, risque de mal tourner si certains et certaines continuent \u00e0 confondre engagement et ego.<\/strong>\r<\/p><p>J\u2019ai un ego, comme tout le monde. Mais je sais o\u00f9 le positionner.\r<\/p><p>Et puis, \u00e0 Grenoble, il faut le dire : si l\u2019on n\u2019est pas enseignant, scientifique, ing\u00e9nieur, on semble avoir moins droit au chapitre que d\u2019autres. On vous regarde un peu de c\u00f4t\u00e9. Comme si la l\u00e9gitimit\u00e9 se mesurait aux dipl\u00f4mes et non \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience du terrain. J\u2019en ai pris acte. Cela ne me fait pas taire. Au contraire.\r<\/p><p>Moi, je veux simplement servir. J\u2019ai des atouts. Une exp\u00e9rience. Une vision.\r<\/p><p>Et cette conviction chevill\u00e9e au corps et au c\u0153ur : <strong>si nous ne mettons pas enfin le maximum sur les questions de s\u00e9curit\u00e9, si nous ne rattrapons pas ces douze ann\u00e9es de retard, alors nous continuerons de trahir une partie de la population.<\/strong> Celle qui vit au contact du r\u00e9el, qui subit les incivilit\u00e9s, les trafics, les violences ; celle qu\u2019on n\u2019\u00e9coute pas assez.\r<\/p><p>Et pendant ce temps, on laisse la ville devenir le repoussoir m\u00e9diatique id\u00e9al, bien entretenu par ceux <strong>qui excellent dans le trumpisme local<\/strong>, crasseux, outrancier, mais terriblement efficace. Ils caricaturent, ils simplifient, ils mentent parfois : mais ils occupent l\u2019espace. Et nous, que faisons-nous ? Nous d\u00e9battons, nous tergiversons, nous relativisons.\r<\/p><p>Alors je le dis ici clairement : <strong>je concentrerai mon engagement sur cette question.<\/strong> La s\u00e9curit\u00e9, le lien de confiance, le respect des r\u00e8gles communes, pas comme slogan, mais comme colonne vert\u00e9brale. Parce que si nous ne r\u00e9pondons pas \u00e0 cette attente-l\u00e0, nous laisserons le champ libre aux extr\u00eames.\r<\/p><p>Hier soir, dans une r\u00e9union politique comme il y en a tant, j\u2019ai vu des postures, des strat\u00e9gies, des regards pes\u00e9s. Mais j\u2019ai aussi vu un visage lumineux : celui de Michel Destot, dont la vivacit\u00e9, la curiosit\u00e9 intacte, la pr\u00e9sence g\u00e9n\u00e9reuse m\u2019ont fait du bien. Il y avait dans sa mani\u00e8re d\u2019\u00eatre une \u00e9l\u00e9gance qui m\u2019a rappel\u00e9 que la politique peut encore \u00eatre un art de vivre, un art de faire, un art de rester digne.\r<\/p><p>Je suis l\u00e0. Pas au centre des jeux. Mais au c\u0153ur des convictions. Et je resterai l\u00e0 pour conseiller, pour construire, pour alerter, pour porter ce que je crois essentiel.\r<\/p><p>Peut-\u00eatre qu\u2019un jour, l\u2019occasion se repr\u00e9sentera d\u2019agir plus frontalement. Peut-\u00eatre pas. Mais d\u2019ici l\u00e0, je reste fid\u00e8le. \u00c0 moi-m\u00eame. \u00c0 mes combats. \u00c0 celles et ceux qui n\u2019ont pas toujours la parole, mais qui m\u00e9ritent qu\u2019on les d\u00e9fende, avec force, clart\u00e9, et humanit\u00e9.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Certains m\u2019ont demand\u00e9 : pourquoi ce retrait ? 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