À Grenoble, la justice et les forces de l’ordre ont mené un travail remarquable. Long, rigoureux, méthodique.
Voilà maintenant un peu plus de quinze jours, qu’une nouvelle intervention discrète, respectueuse et non dégradante a été menée à l’arrêt Chavant de Grenoble.
Une candidature, lorsqu’elle est raisonnée, n’est pas un acte de conquête mais un moyen d’expression, une façon de dire, sans hausser le ton, qu’il est des voix qu’on n’écoute plus, des réalités qu’on tait, des colères qu’on détourne.
Nous sommes à un tournant. La menace d’un retour d’Alain Carignon n’est pas un fantasme, c’est une possibilité bien réelle.
Et si on construisait ensemble une vision partagée de la sécurité ?
Un ministre de l’Intérieur ne devrait pas parler ainsi. Non, car un ministre, tout en ayant ses convictions et ses opinions, ne peut se permettre de se ranger derrière des discours partisans, des logiques de clan et de division.
Depuis octobre 2017, j’ai alerté, j’ai interpellé, j’ai appelé à la raison. Tandis que la délinquance, gangrénée par le narcotrafic, empoisonnait nos rues, j’ai maintes fois demandé, en vain, aux pouvoirs publics, aux collectivités, à toutes les forces politiques, de se réunir, d’organiser des États généraux de la sécurité.
Dans cette société du tout ou rien, on est hostile à la lutte contre l'épidémie si on est pas en accord avec le "tracing"...
Nous sommes en train de vivre une période inédite dans notre histoire commune.
Dans le cadre de l’événement, initié par le président de la République, qui se déroulera jusqu’au 15 mars dans tout le pays.