Je viens de lire dans Le Parisien que Alice Coffin ne sera plus conseillère à Paris, son nom ayant été rayé des listes.
Je ne veux pas rejouer les Cassandre. Ni me poser en prophète de malheur. Mais ce qui se met en place aujourd’hui, je le dis depuis près de dix ans : la droite dite républicaine ne se contente plus de flirter avec les thèses de l’extrême droite, elle prépare les conditions d’une union assumée, locale comme nationale.
Chères et chers camarades,
À l’heure des messages courts et des pensées hâtives, ce texte peut sembler long. Et il l’est. Mais ce que j’ai à dire ne tient pas dans un soupir. Il a besoin d’espace pour rester juste.
Sollicité, questionné, parfois bousculé ces derniers jours, je préfère éclaircir les choses une bonne fois pour toutes plutôt que de répéter les mêmes explications. Alors je vais dire ce qu’il en est, tel que je le perçois, et en espérant parfois me tromper, et pourquoi tout cela a aujourd’hui du sens pour moi. Sans détour.
Il est des mots que l’on emploie trop légèrement, et d’autres que l’on hésite à affronter.
Voilà maintenant un peu plus de quinze jours, qu’une nouvelle intervention discrète, respectueuse et non dégradante a été menée à l’arrêt Chavant de Grenoble.
Il y a dans certaines postures un cynisme froid, presque méthodique, qui tente de faire oublier la gravité des faits en s’abritant derrière le silence ou la posture du « chevalier blanc ».
Certains m’ont demandé : pourquoi ce retrait ? Pourquoi ne pas aller jusqu’au bout ?
Encore une nuit marquée par la violence…
Face à l’intervention médiatique récente d’Éric Piolle sur la question d’un référendum relatif à la légalisation du cannabis, nous ne pouvons que déplorer la priorité donnée à la communication au détriment de l’action concrète.