Le malheur des peuples ne mérite ni calcul, ni costume
Je veux ici partager un malaise. Un malaise profond, non sur l’intention, mais sur l’instrumentalisation.
Je veux ici partager un malaise. Un malaise profond, non sur l’intention, mais sur l’instrumentalisation.
Il est des soirs où la France tout entière retient son souffle, rassemblée autour d’un ballon, d’un but, d’une victoire.
Ce qui devait être un levier de santé publique et de transition écologique s’est transformé en une mauvaise réponse à une vraie question.
Le droit de mourir dans la dignité n’est pas une défaite du droit de vivre. Il en est peut-être l’examen le plus sincère.
Depuis des décennies, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) alerte, propose, explique, accompagne.
Il est des mots que l’on emploie trop légèrement, et d’autres que l’on hésite à affronter.
Il y a des défaites qui n’enseignent rien à ceux qui les méritent.
Quand les représentants des cultes publient une tribune contre la future loi sur la fin de vie, ils invoquent une « rupture anthropologique ».
Voilà maintenant un peu plus de quinze jours, qu’une nouvelle intervention discrète, respectueuse et non dégradante a été menée à l’arrêt Chavant de Grenoble.
Il y a dans certaines postures un cynisme froid, presque méthodique, qui tente de faire oublier la gravité des faits en s’abritant derrière le silence ou la posture du « chevalier blanc ».
Certains m’ont demandé : pourquoi ce retrait ? Pourquoi ne pas aller jusqu’au bout ?
Puisqu’on commence à entendre tout et n’importe quoi, il me semble indispensable, avant toute chose, de faire une mise au point — sans doute parce que je n’ai pas été assez clair jusqu’ici sur ce sujet.
Une candidature, lorsqu’elle est raisonnée, n’est pas un acte de conquête mais un moyen d’expression, une façon de dire, sans hausser le ton, qu’il est des voix qu’on n’écoute plus, des réalités qu’on tait, des colères qu’on détourne.
La haine ne naît jamais seule…
Je prends acte des propos tenus par M. Thierry Aldeguer et me permets d’y répondre point par point avec la rigueur et la clarté qu’exige le débat public.
Nous sommes à un tournant. La menace d’un retour d’Alain Carignon n’est pas un fantasme, c’est une possibilité bien réelle.